Les faïenceries se sont développées en France dans le courant du XVII e siècle, répondant à la
fois à un souci d’hygiène (les méfaits du plomb présent dans la vaisselle d’étain sont connus)
et à la politique économique de Colbert (nécessité de fabriquer dans le Royaume pour limiter
les importations, de Delft, notamment).
Les faïenciers ont de tout temps cherché à améliorer leurs fabrications et à proposer de
nouveaux produits, tant pour les formes que les décors. Leurs recherches ont porté sur la
préparation de la pâte à faïence, qu’ils ont tenté de blanchir pour rivaliser avec la porcelaine
de Chine.
Utilisées tant pour la table que pour la décoration, des formes nouvelles sont créées pour les
nouvelles habitudes alimentaires ou sociétales. Les techniques de fabrication ont également
été améliorées. Les pièces, tournées dans un premier temps, ont été ensuite moulées,
permettant d’obtenir des formes plus complexes. L’invention de la fabrication par coulage
révolutionnera à nouveau les styles.
Les techniques de décoration sont multiples. Le décor peint main évolue avec la création de
poncifs, de pochoirs et d’outils nouveaux. La palette du « grand feu » : décoration faite sur
émail cru et cuite à haute température, est progressivement remplacée par la palette du « petit
feu », rendu possible par la création de nouveaux fours pour cuire de nouveaux émaux, et
notamment la couleur pourpre réalisée avec de l’or, posée sur un émail cuit. Les techniques
d’impression facilitent les productions industrielles.
L’exposé sera illustré tant de photos d’ateliers que d’exemples de productions au cours des
différentes périodes.